Jeudi 12 novembre 2009

J’adore quand tonton Marcel me raconte des histoires, quand il me raconte l’Histoire. Il a un vrai don de conteur.

Faut pas oublier qu’avant d’être un professionnel de la politique, il était Historien. Quand il se souvient de la chute du mur Berlin, en mangeant des cornichons, avec sa chemise orange, en hommage au président Iouchenko, je sens l’odeur de la châtaigne grillée. Quand il se rappelle les courses de chevaux à Penalan et promet, avant l’été, de réaliser les investissements nécessaires pour permettre le maintien de l’hippodrome, je sens l’odeur du poney. Quand il se souvient de la première année des Vieilles Charrues, à Landeleau, pour parodier la fête des Vieux gréements, je hume le parfum de la merguez. Quand il reçoit les nouveaux carhaisiens et rappelle l’influence de Vorgium sur l’Empire romain, je sens l’odeur de la poterie. Quand il raconte la belle aventure Diwan, j’entends les jurons de mamy Paula. Quand il se souvient de Léo Lagrange et des années qui permirent la naissance de projets d’éducation populaire, je fuis le bruit de la craie qui se couche sur le macadam. Quand il projette le Centre de valorisation des Vieilles Charrues, je sens l’odeur des frites. Quand il parle des parachutages, j’entends le poids ce celui qui chute. Quand il se rappelle le printemps 2008, la Résistance pour l’hôpital de Carhaix, je ne sens pas l’odeur de Sophie la girafe,  ni même celle des mouettes brestoises mais le pneu brûlé. 
Tout de même, ce qui est étrange, avec tonton Marcel, mais il y a forcément une raison à  cela, c’est que parfois j’ai l’impression qu’il dit plus qu’il sait, plus qu’il a fait ou plus qu’il va faire. Mais comme dit le cousin corse de tata Denise, « les discours, les actes, n’engagent que ceux qui les croient. » 
Par Laëtitia GAUDIN – LE PUIL - Publié dans : Tonton Marcel
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Mercredi 11 novembre 2009

Dans la vraie vie, ça se passe donc ainsi. Un élu de la majorité, adjoint, délégué ou conseiller, peut répondre, dans son assemblée, à une provocation de l’opposition sans recevoir, au préalable, l’accord de son maire.

Celui qui prend la parole, défend sa délibération, soutient son camarade de la majorité, partage ses convictions, ne reçoît pas l’opprobre de son maire, laquelle rend le contenu de l’intervention totalement obsolète aux yeux de l’opposition. Les interventions écrites, apprises, distribuées puis recrachées avec le talent d’un acteur de sitcom (ne pleure pas sur commande qui veut) ne sont donc pas coutumes ? Les rôles de chacun ne sont pas écrits au préalable ? Dites, dans la vraie vie, la démocratie locale et participative, avec le citoyen, les associations et même l’opposition, ça existe vraiment ? S’échapper quelques instants hors les frontières de la capitale politique bretonne (sic) apporte de nombreux enseignements.
Notre dieu à tous de la communication ne nous en voudra pas de rendre compte d’un épisode municipal transpoherien, pour mieux appuyer les atouts et handicaps de son assemblée. Le benchmarking est à la com, ce que la 3
e mi-temps est au foot, insécable : voir ce que font les autres, copier les bonnes idées, modifier le curseur des mauvaises. Pour sa défense, à notre zélateur, pourquoi aller voir ailleurs, lorsque l’on est l’initiateur de la majorité des premières régionales, voire nationales ? 

 

Par Laëtitia GAUDIN – LE PUIL - Publié dans : On en parle
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Mercredi 21 octobre 2009
Par Laëtitia GAUDIN – LE PUIL - Publié dans : On en parle
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Mardi 20 octobre 2009

Ma parole, sur la tête de tata Denise, je crois que tonton Marcel n’est plus candidat aux élections régionales.

Je délire ? Ecoutez plutôt.
Cet été, en juin, dans un quotidien régional, mon oncle racontait discuter avec les différentes composantes de la gauche progressiste, pour, le 20 juillet, être en mesure de se placer, ou pas, avec ses potes de Bretagne nous te ferons, sur l’une ou l’autre des listes. La politique, tata Denise me l’a toujours dit, c’est du sport. Mon oncle, petit, au cours de gym, il impressionnait ses camarades avec son grand écart facial. J’en suis l’héritier, il me l’a enseigné il y a quelques années (je n’ai pour l’instant hérité que de cela mais je suis plutôt confiant pour l’avenir). Fin de l’été, se présentant comme un humaniste, un type qui « fait bouger les lignes », il me l’a confié, il a tenté de se rapprocher du Modem. Il était tout de même entendu qu’aucune alliance avec la droite dure représentée par l’UMP ou un de ses supplétifs, n’était envisageable.
Depuis, de l’avis de beaucoup, il semble perdu. Ils se mettent tous le doigt dans l’œil ! A condition que cela reste confidentiel, je vous le dis, de vous à moi, sa ligne, à mon oncle, elle est hyper claire : les régionales, il s’en soucie comme de sa première chemise (jaune de préférence). Attardez-vous un peu sur les quelques lignes qui lui sont réservées, ce jour, dans le Ouest France. Le matin, tonton Marcel, en se rasant, il ne pense qu’à une seule chose, le salut de Carhaix et de Poher communauté. Les voisins, il s’en fiche. Donc forcément, les Saints, à Carnoët, il aurait préféré les avoir pour sa pomme. Alors œuvrer pour tout un territoire, une région, faire de la prospective, accompagner et être solidaire pour mieux tirer, ensemble, son épingle du jeu, à quoi bon ? Si, en plus, une fois élu, c’est pour siéger à la commission aménagement durable du territoire, faut pas pousser ! Tonton, il a bien mieux à faire. Ici, ça  manque de trottoirs.
Par Laëtitia GAUDIN – LE PUIL - Publié dans : Tonton Marcel
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Jeudi 17 septembre 2009
Le désarroi des producteurs de lait est un crève-cœur. Le Comité de ville de la gauche rassemblée leur apporte son soutien et dénonce un système qui, préférant répondre aux seules règles marchandes, met en péril leur activité et se soustrait à toute éthique et humanité.

Comment en est-on arrivé là ? 

Après une remontée du prix du lait en 2008, une chute brutale est intervenue en mai 2009. Plusieurs facteurs pour expliquer cette baisse des prix : 
  • - En 2007 une baisse de la production mondiale de lait a permis l’embellie des prix en 2008. A contrario une augmentation de la production de 0,5 % en 2008, entraine une baisse des cours mondiaux. La crise économique de fin 2008 a tassé la demande de produits laitiers. 
  • - Un prix du litre de lait, légèrement plus élevé en France, favorise les importations des pays frontaliers. 
  • - L’entrée de l’agriculture dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 1988, a entraîné l’élimination progressive des droits de douanes et du soutien des marchés ; en contre partie, la Politique agricole commune (PAC) a été réformée en 2003 et a créé des aides directes qui ne compensent pas suffisamment les précédents soutiens. 
Les réactions 
  • - La Commission européenne a réintroduit depuis fin 2008, pour essayer de limiter un trop fort affaissement des cours, le stockage du beurre et du lait écrémé en poudre ainsi que les restitutions à l’exportation. 
  • - Signature le 3 juin 2009, entre la FNSEA (syndicat agricole majoritaire) et les industriels laitiers d’un accord sur le prix du lait. Accord fortement encouragé par l’Etat pour désamorcer la colère des agriculteurs qui bloquaient les grandes surfaces à la veille des élections européennes, mais qui finalement ne satisfait personne : le prix le plus élevé perçu par le producteur (280 € les 1000 litres), le plus bas (262 € les 1000 litres), sont bien en-deça du prix de revient (320 €). 
Aujourd’hui, l’APLI (Association des producteurs de lait indépendants) veut : 
  • - Un prix de 400 € la tonne de lait correspondant à un smic horaire de 9€. 
  • - Un gel de 5% des quotas européens. 
Ces demandes sont restées vaines pour l’instant et il est à craindre que la politique ultralibérale européenne, confortée par les dernières élections (et la réélection sans panache de Barroso) entraîne d’ici à la fin de l’année la disparition de nombreuses exploitations laitières.

Perspectives

Les quotas laitiers ont été instaurés en 1984 pour réprimer la surproduction. Ils ont permis la maitrise de la production, le maintien d’un prix de base régulier. Sous la pression de certains pays européens, les quotas doivent disparaitre au plus tard en 2015. Ce qui risque de relancer la course productiviste…

Pour remplacer les quotas, la FNSEA et l’Etat envisagent la mise en place, dans un premier temps, d’un contrat liant le producteur à sa laiterie ; ce contrat s’articulerait autour de 2 points : les volumes et les prix, mais en fonction de la valorisation du produit. Cette option est très inégalitaire. Elle impose d’énormes contraintes aux producteurs, dénoncés par les syndicats minoritaires…

Avec les précieuses information d'Etienne Brelivet, pour le Comité de ville de la gauche rassemblée.
Par Laëtitia GAUDIN – LE PUIL - Publié dans : Barr kounnar
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Présentation

  • : 23/09/2008
  • : « Une autre gauche pour Carhaix » est un espace de discussion autour de l’actualité locale, régionale et nationale. Il propose une alternative à la politique de la municipalité carhaisienne et invite au débat intelligent et intelligible
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